Vendredi dernier, je suis allé voir autant qu’écouter l’Orchestre des Objets Trouvés à l’Olympia. Cet orchestre atypique venu de Brighton, déjà créateur du spectacle Stomp il y a 25 ans, joue avec tout ce qui lui tombe sous la main (avec une certaine recherche quand même…) : entonnoirs, tubes en carton ou en plastique, cannettes de bière, poubelles, scies, casseroles et couvercles, planches, truelles, grains de riz, tuyaux de caoutchouc, soufflets, pièces de monnaie, clefs, klaxons, et j’en passe.

Les numéros qui se succèdent sont tour à tour rythmés, poétiques, humoristiques, endiablés, tandis que les morceaux sont étonnamment mélodiques. On a par moments l’impression d’entendre du Philip Glass déjanté… Le public était très varié, en âge en tout cas. Il y avait de nombreux enfants dont les plus jeunes ne devaient pas dépasser 3 ou 4 ans. Aucun n’a boudé son plaisir et le spectacle s’est terminé par une standing ovation largement méritée, au grand plaisir des musiciens qui se sont démenés avec une énergie et une bonne humeur communicatives.

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Ce spectacle doit être très coûteux à produire compte tenu des 25 musiciens-acrobates et d’au moins autant de chanteurs dans le chœur. La salle de l’Olympia était bien remplie, mais pas pleine. Et sans doute la demande de billets a-t-elle été en-deçà des attentes puisque les affiches mentionnaient des concerts du 11 au 20 mars alors qu’apparemment, seules les soirées des 17, 18 et 19 mars ont été mises à la vente. C’est dommage car je connais plein de gens dans mon entourage qui auraient adoré ce spectacle. Sauf qu’ils n’en ont jamais entendu parler ou, plus probablement, ils n’y ont pas fait attention car ils ne savaient pas que ce spectacle au nom étrange pouvait les intéresser.

C’est précisément pour cette raison que Delight existe. Car ce cas n’est pas exceptionnel et les opportunités manquées par le public sont légion. Non pas que les producteurs ne fassent pas leur travail d’information et de communication, mais ils ne disposent pas (encore) d’outils leur permettant d’identifier les publics spécifiques ayant des chances de s’intéresser à des spectacles ou à des artistes particuliers, voire de niche. C’est le défi que nous nous sommes fixé chez Delight. La première version de notre algorithme est quasiment prête et nous allons le tester en version bêta jusqu’à l’été, en vue d’une mise sur le marché à la rentrée. Pour que tous ceux qui pourraient s’éclater devant un spectacle de l’Orchestre des Objets Trouvés ne se rendent pas compte, à la lecture des (très bonnes) critiques parues dans les médias, qu’ils sont passés à côté d’un spectacle qu’ils auraient adoré…

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