Il y a 10 jours se tenait aux Beaux-Arts de Paris le Forum « Entreprendre dans la Culture », organisé par le Ministère de la Culture. Notre président Eric de Rugy, récemment élu président de la Fédération des Jeunes Organisations innovantes de la Culture et de l’Entertainment (JOICE), y a organisé et animé à ce titre une table ronde sur le thème des « Investisseurs de la culture ». Quatre professionnels de ce domaine constituaient le pane

  • Virginie Berger, cofondatrice de DBTH Capital, fonds pour la musique, et du réseau WeAreMusicTech
  • Serge Hayat, producteur de cinéma, écrivain et fondateur de socica et du fonds Cinémages
  • Nicolas Cheung, directeur de la mission PIA (Programme d’Investissements d’Avenir) à la Caisse des Dépôts
  • Nicolas Parpex, directeur d’investissements du pôle des industries créatives à Bpifrance

Le but était de faire une première approche sur les us et coutumes des investisseurs qui investissent dans la culture, afin d’éviter aux entrepreneurs en recherche de fonds de s’écorcher les phalanges à frapper sur des portes qui ne s’ouvriront jamais. Qui s’intéresse à la culture, quels sont leurs motivations et freins, comment sélectionnent-ils les projets et mesurent-ils leur valeur étaient quelques-unes des questions abordées lors de ce très intéressant débat.

Il en est ressorti qu’au-delà de la technicité des offres ou de l’intelligence financière et juridique du deal, la base de tout était le talent humain : qualité de la vision, équilibre entre les talents créatifs et les talents de gestion et de business, personnalité et complémentarité des dirigeants, etc. Sachant bien sûr que le minimum vital était de concevoir un projet offrant une création de valeur tangible sur le marché.

Quant à la recherche d’investissements, il a été rappelé qu’il existait de nombreuses sources d’argent pour la culture, certaines très peu coûteuses, voire gratuites, d’autres risquées et coûteuse, et qu’il convenait de les panacher en fonction du projet. Serge Hayat a insisté sur le fait qu’il était dangereux de se défaire d’une partie de son capital, donc de son contrôle sur l’entreprise et sur son avenir, tant que le projet n’était pas arrivé à maturité. Une « sagesse » à rappeler à beaucoup de start-uppers fascinés par le statut que donne le fait d’avoir un grand fonds à son capital.